

Bonjour !
Je suis Laurent Ajaguin, alias Osno, photographe et artiste Réunionnais.
Formé aux Beaux-Arts de La Réunion, j’ai nourri ma sensibilité artistique d’une recherche constante autour de la lumière, de l'immatérialité et de la mise en scène.
La lumière a toujours été un point de départ pour moi.
Pas seulement comme outil, mais comme matière à part entière quelque chose de fragile, changeant, parfois impossible à saisir.C’est une façon de prendre le temps, d’observer ce qui se passe avant que quelque chose apparaisse vraiment. Une lumière qui glisse, un silence, un regard qui s’installe. Ce sont souvent ces instants là qui comptent le plus.
Vivre et créer à La Réunion a façonné ce regard. La lumière y est changeante, parfois douce, parfois brutale, toujours mouvante. L’île apprend à regarder autrement : le ciel, la mer, les reliefs, mais aussi les gens. Il y a une présence, une intensité, quelque chose de très vivant qui influence naturellement la manière de photographier. Voilà pourquoi j'éprouve une passion pour la photographie de paysage, que je m'efforce de capturer dans mes portraits.
Photographier quelqu’un, ce n’est pas chercher une pose parfaite, mais créer un espace où la personne peut exister tranquillement. Prendre le temps, laisser la lumière faire son travail, laisser le regard se déposer. Le portrait devient alors une expérience partagée, simple, sincère, loin de la mise en scène figée. Ce qui importe, au fond, c’est que l’image parle à celles et ceux qui la regardent. Qu’elle évoque une émotion, un souvenir, une sensation familière, même sans connaître l’histoire derrière. Une photographie réussie n’impose rien : elle laisse de la place.
Ma façon de travailler s’est construite avec le temps, beaucoup par essais, par répétitions, par petites expérimentations. Il y a une part de cadre, de protocole, mais aussi des moments où il faut lâcher prise et laisser les choses se faire. Bien souvent, ce sont ces instants qui racontent le plus.
Mes influences viennent de plusieurs endroits, naturellement. La peinture, le cinéma, la musique, la sculpture nourrissent le regard sans jamais prendre le dessus. Tout se mélange. L’image devient alors moins explicative, plus sensible. Un espace calme, parfois silencieux, où la lumière prend la place des mots comme un rythme, une vibration, ou un souvenir qui revient doucement.
Aujourd’hui, cette recherche se prolonge aussi dans la transmission. Les ateliers photo sont pensés comme des moments d’échange, pour aider chacun à affiner son regard, comprendre la lumière, et surtout oser raconter ses propres images, avec sincérité et sensibilité.
